Echo du conseil municipal du 24 juin 2013 partie #1 : Mission Ville

Une décision nécessaire, des questions encore en suspens…

L’un des dossiers « attendus » du Conseil Municipal du 24 juin était la « municipalisation » de l’association Mission Ville, suite aux débats et aux remous suscités lors du précédent conseil par la confirmation que l’association salariait un maire adjoint de la Ville (voir lien).

Nous avons approuvé cette décision pour deux raisons principales :

  • Les missions de pilotage des actions de Politique de la Ville seront désormais sous la responsabilité des services communaux, comme c’est le cas pour Limeil-Brévannes et Alfortville au sein de la Communauté d’agglomération Plaine Centrale.
  • Il est mis fin à une situation ambiguë s’agissant d’une association financée exclusivement sur fonds publics, gérée par un conseil d’administration exclusivement composé d’élus et de cadres municipaux.

Le Conseil Municipal a donc adopté l’intégration du personnel de la Mission Ville aux services communaux à compter de septembre, à l’exception bien sûr d’Abraham Johnson qui a démissionné de ses fonctions de « chargé de mission » au sein de cette structure. Il était plus que temps de mettre un terme à cette situation.

Cela n’a pas empêché le maire d’indiquer, comme cela est repris dans l’article correspondant du Parisien : « Je m’étonne que cela pose problème en  2013 alors qu’Abraham Johnson est employé à la mission ville depuis 2005 »

Là est bien le problème Monsieur le Maire ! C’est votre absence d’étonnement !

Qu’Abraham Johnson ait été chargé de mission de cette association avant de devenir Maire–adjoint en 2008 n’est pas un problème…

Le problème est qu’il le soit resté après 2008, dans le cadre d’un contrat de travail à plein temps, alors que ses fonctions d’adjoint au maire en charge de la « démocratie locale, de l’écoute et de la participation des habitants » faisait de la Mission Ville l’un des supports techniques de sa délégation… et instaurait donc une confusion complète entre ses missions professionnelles et sa délégation d’élu local…

Le problème est qu’il le soit resté après 2011, alors qu’il était devenu conseiller général, puis président du groupe socialiste du Conseil général, puis président de Valophis … un cumul de responsabilités qui doivent lourdement peser sur l’agenda d’un « chargé de mission auprès des associations et des centres sociaux dans les quartiers prioritaires »…

Voilà ce qu’il y a d’étonnant dans ce dossier Monsieur le Maire…

Vous avez finalement décidé de mettre fin à cette situation et vous avez eu raison… il était grand temps !

Catherine Calmet, conseillère municipale de Créteil EELV

 

Liens recommandés :

Remonter