Réponse au questionnaire de « Partage ta rue 94 »

Les candidats EELV des 2 cantons de Créteil sont heureux de répondre aux questions de votre association, d’une part parce que le développement des circulations douces est un axe important de leur programme, mais aussi parce qu’ils sont très majoritairement des pratiquants réguliers ou occasionnels du vélo.

En effet, les avantages du vélo sont multiples, d’abord faire du vélo c’est faire de l’exercice et c’est don bon pour l’hygiène physique, mais c’est aussi un moyen de transport économique, efficace (notamment pour les déplacements de moins de 2 ou 3 km qui représentent l’essentiel de la mobilité en milieu urbain), et bon pour la planète puisqu’il n’émet pas de polluants atmosphériques et contribue à la lutte contre le réchauffement climatique.

Cela dit, c’est un moyen de transport qui peut être dangereux (et la contribution des cyclistes aux accidentés de la route est proportionnellement élevée), car la voirie et le code de la route ont été conçus pour l’automobile.

Pour y remédier, il faut repenser l’espace public, adapter la voirie (réalisation de réseaux cohérents de pistes cyclable, recours au contre sens cyclable, généralisation des zones trente) et modifier le code de la route (des modifications sont déjà intervenues au cours de la période).

Il est également nécessaire de prendre en compte les difficultés comportementales qui font que les automobilistes ne sont pas habitués à la cohabitation avec d’autres modes de déplacement. C’est pourquoi il est important que la police (municipale quand elle existe et nationale) verbalise (par exemple pour sanctionner les stationnements illicites sur les pistes). Cela doit aussi s’accompagner de campagnes d’information et de sensibilisation à tous les niveaux, en commençant par les scolaires.

La contribution aujourd’hui du vélo aux déplacements en banlieue parisienne est faible (1 à 2%). Mais l’exemple des politiques menées dans les grandes villes françaises ou européennes (Expérience Vélib à Paris, par exemple) montre que cette part modale peut s’accroître sensiblement quand un effort est fait pour un autre partage de la voirie et que sont offerts de nouveaux services. En banlieue, l’émiettement territoriale est souvent un frein, dès lors que les communes ont du mal à se coordonner pour assurer la continuité et la cohérence d’un réseau cyclable. C’est pourquoi les niveaux intercommunal et départemental sont pertinents et c’est pour cette raison même que nous proposons que le département du Val-de-Marne, qui gère un important réseau de voirie organise un important réseau départemental de pistes cyclables et soit à l’initiative pour proposer un service de type Velib à l’échelle départementale, évitant ainsi les expériences peu convaincantes telles Cristolib, qui s’est révélé un véritable un échec. Pour EELV, qui met en avant la démocratie participative et la co-élaboration des politiques publiques, il est évident que ce réseau doit s’élaborer en concertation permanente avec les associations.

Pour plus de précisions sur notre conception de l’espace public, se référer à la réponse que nous avions faite lors des élections municipales 2014, pour laquelle nous avions eu plus de temps : http://creteil.ecologie2014.fr/2014/03/04/reponse-au-questionnaire-de-partage-ta-rue-94/

Merci !

Michel Amar, Marianne Boulc’h, Catherine de Luca et Frédéric Houel

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