Tribune de décembre 2012 : Huile de palme et aspartame : le droit de savoir

L’aspartame fait partie de notre quotidien. Nous en consommons chaque jour, presque à notre insu, avec les biscuits chocolatés; les pâtes à tartiner, etc. Tiré du palmier à huile, il est pourtant loin d’être inoffensif ! Il peut entraîner des naissances avant terme et est soupçonné d’entraîner plusieurs types de cancers.

Si l’on ajoute l’impact environnemental dévastateur sur le plan écologique et humain de la culture du palmier à huile dans les zones tropicales où il est massivement cultivé, comme l’Indonésie ou la Malaisie – déforestation, disparition d’espèces sauvages, captation des meilleures terres agricoles pour produire des agrocarburants – nous ne pouvons que nous indigner.

Nos élus écologistes sont intervenus au Sénat et à l’Assemblée nationale pour mettre en lumière l’impact en matière de santé publique de l’utilisation de l’aspartame, à l’occasion de le présentation de loi sur le financement de la Sécurité Sociale. Ils ont également dénoncé les avantages fiscaux indus relatifs à l’importation d’huile de palme et de ses dérivés.

Le débat fut vif et largement relayé par la presse ! Il n’est toujours pas clos… car l’huile de palme et son édulcorant de synthèse sont au cœur d’un conflit d’intérêts qui n’est pas sans lien avec le blocage de toute étude scientifique sérieuse jusqu’à ce jour.

Mais l’information a désormais largement circulé. Le dossier ne pourra pas être refermé. Nos élus écologistes le porteront. Les citoyens, désormais parfaitement informés, pourront exiger d’en savoir plus !

Catherine de Luca.

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